L'Union du Cantal 23 septembre 2020 à 08h00 | Par R. Saint-André

Un sabot de bronze pour chaque race allaitante

Basé sur les performances technico-économiques, il récompense le tandem constitué par l’éleveur et son conseiller.

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Aubrac, salers, charolais et limousine. Quatre élevages du département - un par race - ainsi que le technicien-conseil qui les accompagne, ont été mis à l’honneur lors de l’assemblée générale de Cantal conseil bovin  viande, mardi 15 septembre chez Matthieu Fages, à Montsalvy. Génétique, alimentation, reproduction... autant de critères qui font la rentabilité et la performance des élevages et qui leur valent un “Sabot de bronze”.

Gaec Barriol en aubrac

En race aubrac, c’est Guy et Joëlle Barriol de Cézens, et leur technicien Bernard Boyer, qui ont été récompensés. Le Gaec entre époux, fondé en 2011, adopte un système naisseur qui produit essentiellement des broutards repoussés depuis un cheptel de 120 mères élevées sur 198 hectares de prairies naturelles. Les éleveurs se sont fixés comme objectifs : un veau par vache et par an ; maintenir et améliorer la capacité laitière pour produire des kilos à moindre coût ; gagner en qualité de vie... Conseil bovin viande Cantal relève parmi les points forts de l’exploitation un troupeau inscrit au Herd-book (ils sont fournisseurs et acheteurs de veaux de station), un taux de mortalité bien maîtrisé (2,4 % avant sevrage) et... la passion du couple d’éleveurs ! Ils restent cependant pénalisés par deux sites distants de 18 km et une altitude moyenne élevée qui rend plus tardives les mises à l’herbe et les saillies.


Jérôme Taillefer en salers
Le trophée salers a récompensé un sytème naisseur-engraisseur : Jérôme Taillefer, de Lacapelle-
Barrès et sa technicienne, Claire Serieyssol. La vente directe, décidée en 2017, compte parmi les évolutions les plus marquantes de ces dernières années. L’élevage pratique au moins 75 vêlages (dont 25 % en croisement) ; achète des broutards aubrac de 300 kg repoussés à 450 kg ;  engraisse des vaches de réforme... La ferme compose ainsi avec 110 UGB sur 90 hectares (35 ha de prairies temporaires, 45 ha de permanentes, 4 ha de maïs et 6 ha de blé). Le projet de Jérôme Taillefer, c’est de développer encore davantage la vente directe des caissettes de 10 kilos de viande.

La remise des prix s’est tenue à Montsalvy, où se déroulait l’assemblée générale de Conseil bovin viande.
La remise des prix s’est tenue à Montsalvy, où se déroulait l’assemblée générale de Conseil bovin viande. - © R. S.-A.

Valérie Salle en charolais

Direction Védrines-Saint-Loup pour le Sabot de bronze de la race charolaise, à l’EARL Salles Valérie, qu’accompagne la technicienne Léa Robin. Avant 2020, l’exploitation avait pour statut celui de Gaec (Valérie et Roger jusqu’en 2014, puis Valérie et Yvette, jusqu’au 1er janvier dernier). S’il n’y a plus qu’une unité de main d’œuvre, l’exploitante, à la tête de 143 UGB et 160 hectares (146 ha de prairies naturelles, 10 ha de céréales et 4 ha de prairies temporaires), sait pouvoir compter sur trois aides familiales. Valérie Salles (absente le jour de la remise des trophées) entend améliorer toujours davantage les aptitudes au vêlage et les qualités laitières des vaches mères pour sa production de broutards repoussés, à laquelle s’ajoutent l’engraissement de réformes et la vente d’animaux de reproduction. Sur cet élevage exemplaire sur bien des points, Conseil bovin viande relève simplement un taux de mortalité avant sevrage qui pourrait s’améliorer (8 %) et une configuration de bâtiment qui mérite d’être repensée.


La Margovie en limousin

Enfin, en race limousine, c’est le Gaec de la Margovie, au Vigean, qui repart avec le trophée, partagé avec leur technicien, François Martin. Les frères Chauvet élèvent aussi 40 vaches laitières, ce qui porte à 180 le nombre d’UGB sur la ferme de 175 ha. Les 139,5 ha de prairies naturelles et 13 ha de temporaires servent à ensiler 14 ha et enrubanner 12 ha ; s’ajoutent 16 ha de céréales et 6,5 ha de maïs. Jean-Jacques et Christophe ont pour objectif de maintenir leur bon niveau génétique (l’élevage Chauvet a eu la chance de disposer durant six ans de Voltigeur, un taureau qui a fait beaucoup de filles et 80 % du cheptel en est issu) et d’améliorer leur revenu, tablant sur le conseil et la confiance en leur technicien. Vaches et génisses profitent du pâturage tournant et l’exploitation s’avère autonome en fourrage. Un critère primordial.

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