Les Gîtes de France s’ouvrent à de nouveaux types de clientèle
En dépit d’un enneigement naturel médiocre, les Gîtes de France du Cantal réalisent des résultats aussi bons pour les vacances de Noël et de février qu’en 2010. “On peut expliquer nos résultats par le bon enneigement des années passées qui a incité les gens à réserver tôt, mais aussi aux chutes de neige du mois de novembre qui, si elles n’ont pas duré, ont eu un impact visible sur les réservations des touristes”, explique Solange Escure, directrice des Gîtes de France du Cantal. Avec un taux de remplissage de 60 %, si l’on ne regarde que les gîtes situés sur le massif cantalien proche des stations de ski alpin (38 % pour le massif comprenant le ski de fond) contre 61 % en 2010, les Gîtes de France tirent leur épingle du jeu. Néanmoins, ils redoutent un contre-coup pour l’an prochain. “Avec le faible enneigement que nous avons connu cette année, on ne sait pas encore comment va réagir la clientèle pour la saison prochaine. Elle risque de réserver plutôt au dernier moment”, anticipe Michel Cabanes, président du relais des Gîtes de France du Cantal.
Une clientèle en mutation
Sur la période hivernale, de novembre à mars, 1 000 nuitées de plus ont été enregistrées par rapport à l’an passé. Or, la directrice des Gîtes de France s’est aperçue que de plus en plus d’entreprises étrangères au département ou à la France préféraient les gîtes, et ce pour une longue durée, notamment dans le cadre de chantier de construction. “Les Gîtes sont plus adaptés aux séjours longs qu’une chambre d’hôtel et s’avèrent parfois plus proches des lieux de travail”, explique-t-elle.
De belles perspectives pour le printemps
Au 1er avril, les Gîtes de France du Cantal avaient déjà atteint un volume d’affaire largement supérieur au chiffre final de 2010 pour la période printanière. La belle saison s’annonce donc prometteuse pour le tourisme en gîte. Selon les Gîtes de France du Cantal, cette augmentation est la conséquence de plusieurs facteurs. D’une part, l’hiver relativement doux pousse davantage les gens vers la campagne que vers les plages, d’autre part les problèmes internationaux incitent les Français à rester sur le territoire national. Enfin “le plan de communication du Conseil général et tous les évènements qui y sont organisés, à l’image du Tour de France, font connaître le département et on en voit aujourd’hui les retombées sur le tourisme”, explique Michel Cabanes.
Un investissement qui attire toujours autant
Une quarantaine de gîtes acquièrent l’agrément Gîtes de France chaque année dans le Cantal, qui est le plus gros parc Gîtes de France d’Auvergne. Parmi eux, alors que les subventions ont chuté et en dépit de la conjoncture, 15 gîtes sont en projet de création cette année. “En moyenne, les gens investissent 90 000 euros pour les travaux d’un gîte, cela signifie que les vieilles pierres intéressent toujours”, se réjouit le président.
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