L'Union du Cantal 14 avril 2020 à 16h00 | Par Sophie Chatenet

"Pour continuer à nourrir la France, nous avons besoin d'être rémunérés"

Dans un communiqué, les éleveurs du grand Massif central alertent "sans garanties d'un prix rémunérateur pour nos animaux, nous serons dans l'obligation de les conserver sur nos exploitations..."

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Le grand Massif central, berceau des races à viande.
Le grand Massif central, berceau des races à viande. - © AP

"Nous, les Eleveurs du Grand Massif Central, sommes pleinement engagés auprès des consommateurs pour continuer à les approvisionner en viandes de qualité, issues d'un modèle d'élevage familial et à taille humaine, à l'origine de nombreux services rendus aux territoires et à l'environnement.

Comme le Ministre de l'Agriculture l'a souligné, sans notre travail quotidien, sur nos exploitations, « aucune matière première, aucun produit transformé, aucun aliment ne peut parvenir dans l'assiette des français. ». Cependant, l'attitude irresponsable des acteurs de l'aval de la filière viande bovine a provoqué une nouvelle baisse du prix payé aux éleveurs.

Sans garanties d'un prix rémunérateur pour nos animaux, nous serons dans l'obligation de les conserver sur nos exploitations... Ce n'est pas avec légèreté que nous prenons cette décision. Mais comprenez que, nous, Eleveurs du Grand Massif Central, sommes écoeurés du fonctionnement de notre filière et de l'attitude des GMS !

Alors que la consommation de viandes bovines se tient, alors que les français veulent continuer à acheter nos produits, le prix payé aux éleveurs reste beaucoup trop bas pour nous permettre de vivre de notre métier. Nous subissons tous une situation exceptionnelle. Nous devons pouvoir compter sur le professionnalisme de toute la filière bovine pour continuer d'assurer l'alimentation de la population.

L'approvisionnement de nos consommateurs en viandes bovines de qualité, en quantité suffisante, ne doit pas se faire au détriment des éleveurs ! Nous demandons donc aux Pouvoirs publics d'être les garants des annonces faites lors des EGA : une rémunération des agriculteurs à leurs coûts de production ! En ce temps de crise, le Ministre de l'Agriculture peut et doit instaurer un prix minimum payé aux éleveurs, et ce, sans aucun coût pour l'Etat ou pour le consommateur. Cette crise ne doit pas être une excuse de plus pour les autres maillons de notre filière de pressurer les éleveurs. La rémunération des éleveurs à hauteur de leurs coûts de production avec l'appui immédiat de l'Etat doit devenir une réalité, même si certains acteurs doivent rogner un peu leur marge. Il en va de l'avenir des éleveurs de bovin de race à viande".

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