L'Union du Cantal 12 août 2020 à 16h00 | Par R. Saint-André

Lou Braisadou invente la ferme auberge qui vient à vous

Ils veulent "garder l'esprit ferme auberge", mais se déplacent dans les villages dans un petit camion. Sandrine Dunand et Laurent Échavidre proposent une nouvelle façon de consommer terroir.

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Principe : le camion fait halte dans les villages et propose des plats cuisinés à base de produits fermiers, à emporter ou consommer sur place.
Principe : le camion fait halte dans les villages et propose des plats cuisinés à base de produits fermiers, à emporter ou consommer sur place. - © UC

Lorsqu'ils se sont installés en 2004, le couple hors-cadre familial n'avait certainement pas imaginé son activité évoluer de la sorte. Sandrine Dunand et Laurent Échavidre avaient repris à Christiane et Gérard Lacaze une exploitation agricole et une ferme auberge dotée de quelques chalets pour les touristes de passage.

Aujourd'hui, l'essentiel de leur activité se passe... dans un camion. Bien sûr, il reste les hébergements touristiques. D'ailleurs, le camping à la ferme s'est doté d'une piscine intérieure, de sanitaires neufs, de yourtes et même d'une  bulle pour dormir en admirant les étoiles. Mais Lou Braisadou, à Saint-Mamet-la-Salvetat, surtout connu pour être une table où l'on se régale de produits de terroir, a franchement évolué. Inutile de s'y déplacer cette année : "Désormais, les produits fermiers, prêts à déguster, viennent à vous", explique Laurent Échavidre.

L'idée d'un food-truck (camion-restaurant en français dans le texte) a été précipitée par la crise de la Covid-19. "La première crise financière, c'était en 2008. La ferme auberge avait vu le nombre de repas servis annuellement divisé par deux. Alors on s'est lancés dans l'activité traiteur", détaille Laurent. Ils lèveront un peu le pied, après les investissements consentis sur leur camping, en 2012. Puis en 2016, on leur interdit la publicité sur les panneaux le long de la RN 122.

De moins en moins visibles, ils pensent petit à petit à relocaliser leurs menus dans les villages aux alentours, en s'équipant d'une remorque. Mais il faut un permis spécial que Sandrine n'a pas. Pourtant, dès le début de la crise sanitaire la décision est prise : l'auberge ne rouvrira pas.

Succès au rendez-vous

L'idée d'amener le concept de cuisine de terroir prend un coup d'accélérateur : ce sera un food-truck. Une annonce sur Leboncoin fera l'affaire : le camion venu des Vosges - en échange de 50 000 EUR - est tout équipé, en parfait état.

Lou Braisadou prend son nouveau départ. Bien au-delà des espérances, le succès est immédiat. De quoi encourager à développer les tournées.

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