L'Union du Cantal 13 mai 2020 à 09h00 | Par R. Saint-André

Les Cantaliens ont réussi le confinement, à eux de réussir le déconfinement

Les services de l’État relèvent le civisme dont ont fait preuve les citoyens et les entreprises du Cantal lors du confinement. De bon augure pour aborder la “première phase de déconfinement”.

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Le déconfinement progressif va nécessiter de s’accoutumer à de nouveaux gestes barrières et une hygiène accrue.
Le déconfinement progressif va nécessiter de s’accoutumer à de nouveaux gestes barrières et une hygiène accrue. - © UC

À  en juger par les propos ’Isabelle Sima, les Cantaliens ont fait preuve de civisme durant le confinement imposé depuis le 17 mars. “Aujourd’hui et jusqu’au 2 juin, s’ouvre une première phase de déconfinement”, précise le préfet en s’empressant de lancer un appel au maintien de la vigilance : “Sinon, ce ne serait pas sans conséquences ; de notre comportement dépendra la réussite.” Certes, les contraintes se sont assouplies, à commencer par le besoin d’une attestation de déplacement seulement pour les trajets dépassant un rayon 100 km autour de chez soi. “Mais on n’est pas encore revenu à une vie normale.” Lors d’un point presse, vendredi 8 mai, le préfet articule sa démonstration autour de trois axes : sanitaire, scolaire et économique.  “Pour rester vert et en l’absence de vaccin, le maintien des gestes barrières s’impose.”  Il s’imposera aussi à l’école où les élèves n’entrent que par petits groupes, encadrés par des adultes masqués qui, en plus de l’apprentissage scolaire, devront veiller à chaque instant à la non-propagation du virus. “Cette rentrée est conditionnée à la sécurité des enfants”, martèle le préfet pour justifier que toutes les écoles n’ouvrent pas en même temps et souvent partiellement, selon les niveaux. Elle salue toutefois la réactivité et le sérieux de ceux qui ont pu mettre en place des dispositifs adaptés, en un temps record. Sur le volet économique, stoppée nette par la période de confinement imposée, Isabelle Sima ne doute pas que, malgré le fonds de solidarité, le chômage partiel ou les prêts garantis par l’État pour amortir la situation, l’épisode va “laisser des traces”. La représentante de l’État sait aussi que cette période a été éprouvante pour ceux qui ont continué à travailler dans des conditions difficiles, ceux qui soignent, ceux qui encadrent, ceux qui éduquent, mais aussi ceux qui nourrissent la France. C’est pourquoi elle a tenu à saluer les agriculteurs, les artisans, les épiciers, les caissières des moyennes et grandes surfaces...

Le Cantal réactif

Avec également une pensée pour ceux qui ont poursuivi leur activité traditionnelle, même si c’était souvent en “mode dégradé”, ce fut aussi l’occasion,  pour Isabelle Sima, de publiquement remercier les entreprises cantaliennes qui ont reconverti leur outil de production pour livrer dans les plus brefs délais, face à l’urgence, des masques, des blouses, du gel hydroalcoolique... Une contribution importante pour “réussir le déconfinement”.

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