Le diabète, maladie discrète qui n’empêche pas la discrimination
Le diabète touche de plus en plus de patients qui trouvent auprès d’associations soutien, réconfort et surtout information sur leurs droits.

Sans soute faut-il être soi-même diabétique (ou proche d’une personne atteinte de diabète) pour mesurer les discriminations qu’engendre la maladie : emploi, permis de conduire, emprunt bancaire, etc. Des associations existent au niveau local. Leur fédération régionale a choisi le Cantal pour son assemblée générale qui s’est déroulée samedi 25 octobre à Aurillac. Patrick Aufrère, président de l’association régionale Auvergne-diabète (1), rappelle que les facteurs les plus handicapants concernent surtout celles et ceux qui ont été détectés trop tardivement ou qui ont pu faire preuve de négligence. Ils peuvent se traduire par une perte progressive de la vue, des problèmes cardio-vasculaires et dans les cas extrêmes, aboutir à une amputation. "Mais on peut parfaitement éviter tout cela : regardez moi, il y a 35 ans que je suis diabétique", lance le président à l’allure plutôt athlétique. Selon lui, la condition pour éviter de graves soucis consiste à être "acteur de sa santé".
Interférences avec la vie professionnelle, sociale,...
L’association qu’il représente contribue à motiver ses adhérents à cette prise en main, par le biais d’information et de défense des personnes atteintes de diabète. Son action passe aussi par une forme de solidarité, de recherche, de prévention, de rencontres et d’échanges au bénéfice des diabétiques et de leur famille, et lorsque c’est nécessaire, d’interventions auprès des pouvoirs publics, avec toujours pour principal objet d’améliorer leurs conditions de vie. "Dans ce cadre, la lutte contre toute forme de discrimination et pour plus d’égalité des chances dans la société est un combat de tous les jours", admet Patrick Aufrère. Régulièrement, le diabète interfère avec la vie personnelle, sociale et professionnelle du patient. Un diabétique insulinodépendant (type 1) ne pourra jamais être pilote de ligne, c’est une évidence. Mais en termes de recrutement, les discriminations sont le plus souvent injustifiées, faisant du diabète un handicap invisible.
Accompagnés
La fédération régionale, mais aussi les premiers relais que sont les associations locales, comme l’Association sanfloraine des diabétiques ou l’Association des diabétiques d’Aurillac, sont à même de renseigner sur leurs droits les victimes de discrimination et, le cas échéant, de les aiguiller vers des conseillers juridiques. Plus plaisant, elles savent aussi distiller de bons conseils pour composer son assiette.
(1) La fédération régionale regroupe les asso- ciations locales de l’Allier, de Haute-Loire et les deux associations cantaliennes basées à Saint-Flour et Aurillac.
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