Apiculteurs du Cantal
Santé des abeilles et miel de qualité
16 avril 2003 Renaud Saint-André Vu 1407 fois
Deux structures cohabitent pour la défense des apiculteurs du Cantal, qu´ils soient amateurs ou professionnels. Le GDS apicole et le syndicat départemental ont tenu conjointement leurs assemblées générales le 6 avril. Il leur faut trouver rapidement un vétérinaire
pour obtenir des médicaments et s´unir contre l´utilisation du traitement Gaucho sur le maïs.
Plutôt que des vaches ou des moutons, ils ont choisi d´élever... des abeilles. Les apiculteurs sont autour de 300 à veiller sur les 6 200 ruches réparties sur le territoire cantalien. Seulement une petite dizaine en possède plus de 100 ; ceux-ci sont considérés comme professionnels à part entière. Mais tous partagent la même passion pour la fabrication du miel, "produit naturel s´il en est", affirment-ils. Pour se défendre, la plupart adhèrent soit au syndicat départemental des apiculteurs, soit au groupement de défense sanitaire apicole, soit aux deux structures complémentaires. L´une et l´autre ont tenu leur assemblée générale le même jour dans un même lieu. Samedi à Montsalvy, les présidents Freyssinier et Tardieu.Trouver un vétérinaireLe premier a rappelé le rôle du syndicat qui est de fédérer les apiculteurs autour de notions de qualité. Le second s´est attaché à trouver des solutions pour lutter contre les maladies les plus fréquentes. Les problématiques des uns et des autres sont liées. En effet, pour prétendre au label "Produit alimentaire de montagne", il faut répondre à un cahier des charges pour lequel seuls quelques traitements sont autorisés. Afin d´éviter une forme d´accoutumance aux remèdes, qui réduirait l´efficacité, ceux-ci changent régulièrement. Après "Apistan" est arrivé "Apivar" qui a présent cède sa place à "Apigard". Des produits pour lutter contre un des principaux fléaux : la varroase. "La difficulté pour la campagne 2003/2004 sera d´obtenir des médicaments", a annoncé M. Tardieu. Le président du GDS apicole a précisé que la présence d´un vétérinaire devenait obligatoire. Parmi les pistes de réflexion évoquées : soit s´unir avec d´autres structures départementales du même type, soit trouver un terrain d´entente avec le GDS bovins du Cantal. Cette compétence pourrait également appuyer la principale requête des apiculteurs, portée par l´Union nationale des apiculteurs français : l´interdiction de l´insecticide Gaucho sur le maïs, déjà prohibé sur le tournesol. "Le produit censé lutter contre les taupins, détruit les cellules nerveuses de l´abeille qui, désorientée, ne retrouve plus sa ruche", témoigne Robert Blanc, trésorier du GDS apicole. Contre le maïs-GauchoSi, dans le département, les régions de montagnes restent épargnées, le fléau est pris au sérieux dans le sud de la Châtaigneraie. Par la voix de son président, l´Unaf demande le soutien des élus locaux ; une pétition nationale circule. A propos du soutien des élus à l´apiculture, il est rappelé que la subvention annuelle du Conseil général n´a toujours pas été versée (équivalent à 30 000 F). Si celle-ci devait cesser, elle induirait une hausse sensible des lanières de traitement. Le président Freyssinier plaide pour le soutien à une activité qui génère un produit "on ne peut plus naturel" qui fait la fierté des apiculteurs cantaliens et qui valorise l´image du département. Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 12 avril 2003.
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