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FDSEA : “Le marché est porteur”

26 janvier 2012 P.Olivieri Vu 491 fois


Pour le nouveau président de la section bovine de la FDSEA, B. Dufayet, les signaux sont au vert.

Les dernières prévisions de l’Institut de l’élevage tablent sur une baisse de la production bovine en France de l’ordre de 5 % en 2012. Cela devrait jouer positivement sur les cours. Bruno Dufayet : “C’est effectivement une tendance que l’on observe déjà : le nombre de vaches allaitantes a reculé sur les douze derniers mois de 100 000 têtes. Dans le Cantal, on note une évolution du même ordre avec au 31 décembre 2011 quelque 7 000 broutards de moins qu’à la même date de 2010. En face, la demande est toujours aussi ferme : cette semaine, ce sont par exemple huit nouveaux bateaux qui sont partis du port de Sète. Et le spectre des pays importateurs ne cesse de s’élargir : au-delà du Maghreb, de la Turquie, on voit ainsi arriver la Libye, le Soudan... À cela, il faut aussi ajouter de bonnes perspectives sur le marché des reproducteurs avec les premiers convois vers le Kazakhstan (lire en page 20), qui va dans son sillage appeler ­l’ouverture d’autres pays.”
 
Pour Bruno Dufayet, “les éleveurs doivent continuer à être exigeants quand ils vendent”.

Pour Bruno Dufayet, “les éleveurs doivent continuer à être exigeants quand ils vendent”. - © P.O.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

B. D. : “Tous les signaux sont au vert et on voit que la stratégie export, initiée et poussée par la Fédération nationale bovine (FNB), porte vraiment ses fruits. Mais les éleveurs doivent continuer d’être exigeants quand ils vendent, le marché peut être encore plus porteur. Il faut aussi rester tout particulièrement vigilant sur le volet sanitaire. Pour continuer à développer les exportations, la situation sanitaire de nos cheptels doit être irréprochable. Ainsi, il est essentiel de rappeler que la vaccination contre la FCO (fièvre catarrhale ovine) du cheptel de souche est impérative. Non seulement c’est la seule façon d’éradiquer la maladie mais c’est aussi devenu une condition d’accès à ces nouvaux marchés. Un seul cas de FCO et les certificats sanitaires négociés avec bon nombre de ces pays qui demandent un statut indemne depuis 24 mois tomberaient. Ça conduirait de fait à se priver d’une plus-value ultérieure sur le prix. Il faut vraiment que l’ensemble des éleveurs en ­prennent conscience.”

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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