La filière, le bac professionnel “bio-industrie de transformation” qui permet en trois ans d’accéder à ces métiers, présente plusieurs avantages. Celui d’être un diplôme polyvalent car “les procédés sont semblables, que l’on fasse de l’agro-alimentaire, du pharmaceutique ou des cosmétiques”, mais aussi, de se destiner à “un travail qui n’est pas délocalisable et dont la France s’est fait une spécialité, de par l’importance de son industrie alimentaire et pharmaceutique”. Il existe ainsi deux filières de ce type en Auvergne, à Saint-Flour et Commentry, dans l’Allier. Quant au taux d’insertion professionnelle, il est “de près de 95 % à six mois”, c’est-à-dire excellent avec qui plus est, du travail non loin : “Il existe en Auvergne un gros tissu de PME dans l’agro- alimentaires et pharmaceutique.” Parallèlement, le lycée Louis-Mallet affiche à ce bac professionnel des résultats “de l’ordre de 75 à 78 % de réussite” supérieurs donc au taux national de 66 %. Quant à la formation des lycéens, elle comporte tout un volet sur le contrôle de la qualité : “Actuellement, avec les secondes, nous fabriquons des produits cosmétiques et nous leur appliquons les contrôles physico-chimiques de qualité. Nous essayons de travailler sur des projets très concrets et dans l’optique d’arriver à des produits finis qui soient de qualité commerciale.” Chaque année, 20 % des lycéens en bac pro poursuivent en BTS à Clermont, Aurillac ou Rodez “en vue d’accéder aux postes d’encadrement”. Un cursus que Nathalie Ferrer conseille à ceux dont elle est “sûre qu’ils vont réussir”. Qualités requises pour cette formation : “Être méthodique, organisé, car il y a beaucoup de travail en laboratoire. Elle comprend quatre à huit heures par semaine de travaux pratiques.” “Un maximum de pratique, c’est le choix du lycée” et parallèlement, l’enseignement des matières fondamentales que sont les mathématiques, la physique-chimie, le français, l’anglais et l’histoire géographie. Une filière à laquelle les jeunes, à travers la réalisation d’analyses d’eau ou transformation de produits alimentaires et cosmétologiques, ont pu être sensibilisés.
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